Fonctionnement du système Linky

LE SYSTEME LINKY, EN QUELQUES MOTS ET UN SCHÉMA

 

Schema linky li

 

Le Linky est un compteur électrique connecté, il est dit communicant. Il utilise trois niveaux de communication :
- un premier niveau
par réseau filaire en utilisant le réseau de distribution électrique public (des concentrateurs aux linky) et privé (des linky à tout le réseau électrique à l’intérieur des habitations) dans lequel sont injectées des radiofréquences CPL(Courant porteur en ligne). Les données transitent par le CPL du linky vers un concentrateur installé dans le poste de distribution.

Le CPL est permanent sous forme de micro-pulsions; seuls les relevés sont intermittents. Il s’agit d’un champ pulsé d’une pulsation tous les 2 centièmes de secondes. Lorsque l'on condense la durée de ces micro-pulsions, cela équivaut à moins de 5 minutes par jour mais les micro-pulsions sont quasi permanentes.

Il existe actuellement 3 protocoles pour le CPL :

. CPL G1 : exploitant les fréquences de 63 et 74 kHz (Basses Fréquences)
. CPL G3 : exploitant les bandes de fréquence comprises entre 35,9 kHz et 90,6 kHz (Basses Fréquences)
. CPL Haut débit : exploitant les bandes de fréquence comprises entre 1,6 MHz à 30 MHz (Hautes Fréquences)

Les linky installés depuis le début de l’année 2017 fonctionnent avec le CPL G3. La technologie CPL G3 utilise une modulation plus complexe que le G1 et un spectre plus large (36 sous-porteuses qui sont utilisées par blocs de 6). Or les câbles électriques de nos habitations et les appareils électriques n’ont pas été prévus pour cela, ils sont prévus uniquement pour les basses fréquences de 50 hertz (fréquence du courant électrique).

La pollution engendrée par le CPL est difficile à évaluer de par la complexité du système Linky. Le concentrateur situé prés du transformateur électrique interroge les compteurs à sa portée. Ensuite le concentrateur demande à l’un des compteurs de prendre le relai et de devenir à son tour maître des échanges pour interroger les compteurs n'ayant pas répondu puis de renvoyer les informations au concentrateur. Ainsi de suite tous les 300m, huit fois maximum. La portée théorique est donc de 2400m (8x300m). Dans ce mode de fonctionnement en forme de "réseau", chaque grappe de compteurs est reliée à un nœud de consommation, et comprend en moyenne 60 compteurs. Mais les plus grosses grappes peuvent contenir 1200 compteurs. Quelle sera l’incidence, en termes d’exposition, de ce type de configuration ? On peut imaginer la pollution subie par les logements situés à proximité du local technique où seront installés des dizaines de compteurs en émission CPL. Le représentant d'ERDF a confirmé ces informations sans apporter de réponses sur les expositions. (Compte rendu Cannes-Ecluse). Des éléments de réponse ont été produits par l'étude du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment ( CSTB) parue en janvier 2017(voir plus loin).

 

- un deuxième niveau par réseau hertzien en utilisant des antennes-relais de type GSM téléphonie mobile (800 à 900 Mégahertz), installées sur les concentrateurs ERDF au plus proche des populations (soit 700 000 antennes supplémentaires sur le territoire français), les informations sont ainsi transmises au distributeur.

 

- un troisième niveau par réseau hertzien en utilisant un module appelé ERL (Emetteur Radio Linky) qui sera intégré dans le compteur lui-même ultérieurement par le fournisseur d’électricité. Il émettra 24h/24 des radio fréquences de 800 MHz au plus proche des habitants.
 Il permettra d’éteindre à distance notre matériel électrique et de communiquer avec les objets connectés dans l'habitat via les technologies sans fil. Les objets connectés sont pourvus d'un système d'identification et parfois de commande à distance sans fil au moyen de cette technologie.
On peut lire sur une plaquette de 2014 créé par Smart Electric Lyon des informations sur le module ERL: " L'ERL est la passerelle de communication qui permettra l’accès sans fil des équipements des locaux...aux données du compteur linky". Et dans les possibilités d'utilisation de cet ERL, on lit : "L'ERL en action : maîtrise de la demande (d’énergie) :arrêt, réduction, flexibilité  ou pilotage de certains équipements."
Il sera en principe une option facultative et payante, adossée à des télé services (peut-être gratuite dans certains cas). Il n'est pas exclu qu'il devienne obligatoire à terme. L'ERL, polluant sur le plan électromagnétique, n'est pas pris en compte dans les mesures officielles de rayonnement dans les installations, étant donné que les compteurs actuels n'en sont pas pourvus pour la plupart. Son déploiement est prévu dans un 2ème temps, une fois les compteurs installés.

UN COMPTEUR EN DETAIL

Linky aux rayons X

Une photo légendée extraite de  Canard PC Hardware

 

Qui sont les acteurs du réseau de distribution de l'électricité ?

1. Les producteurs : propriétaires des barrages, éoliennes, usines gaz ou charbon, centrales nucléaires...

2. Le transporteur : RTE (Réseau de Transport d'Électricité)

3. Le gestionnaire des réseaux de distribution : ERDF (qui a le monopole), s’appelle maintenant Enedis

4. Les fournisseurs : EDF, ENERCOOP, ENGIE, DIRECT ÉNERGIE...etc. Ils la produisent ou l’achètent pour la vendre.

 

Rapport Tricone sur la pollution engendrée par Linky

Ce rapport technique de Raymond Tricone, ancien électronicien au CERTSM (Centre d’Etudes et de Recherches Techniques des Sous-Marins)  à la DCN de Toulon (Direction des Constructions Navales) étudie les niveaux, fréquences, occurrences et pollution électrique occasionnés par le compteur Linky.

Dans les conclusions, nous pouvons lire que:


1- Avec ou sans compteur Linky, le réseau domestique de tous les logements situés dans une grappe est parcouru par le CPL du système Linky.
Le CPL ne s’arrête pas au compteur (Linky ou non).
 
2- Parfois, l’amplitude du signal CPL ne respecte pas la norme NF EN 50065-1. C’est particulièrement gênant dans le cas du protocole G3 où l’on a mesuré 20 Vpp.
La norme qui autorise 14,14 Vpp risque  de créer des problèmes de fonctionnement au niveau des équipements électriques. Dépasser cette limite devient dangereux. On ne connait pas les conséquences sanitaires qui en découleront. .
 
3- Les vidéos réalisées en cours de mesure, l’examen des enregistrements NFA1000, prouvent que même en dehors des périodes de relève des courbes de charge (la nuit), l’activité CPL Linky sur le réseau électrique est incessante.


4- Les relevés obtenus avecun mesureur de pollution électrique (Stetzerizer)permet de conclure que la réalité est certainement un niveau de pollution électrique très élevé . L’affichage de ce mesureur est passé plusieurs fois en saturation au cours d’autres mesures.
 
CE POURRAIT ETRE LA, L’EXPLICATION DU MAL ETRE RESSENTI PAR CERTAINES PERSONNES DEPUIS L’INSTALLATION DES COMPTEURS LINKY


Le rapport Tricone complet
http://www.stoplinky63.fr/medias/files/rapport-technique-sur-les-emissions-cpl-du-systeme-linky-1.pdf

Le rapport du CSTB : flagrant délit de mensonge

Révision de l'avis de l'ANSES suite aux mesures effectuées par le CSTB

L'ANSES a révisé en juin dernier son avis sur les compteurs communicants suite à la publication (tardive) des mesures que l'Agence avait commandé au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) qui visaient à mieux caractériser les expositions dans la vie courante provoquées par le CPL du Linky, en effectuant des mesures à l'insu d'ENEDIS.  

Dans son rapport, le CSTB montre sans ambiguïté que...

- d'une part le CPL du Linky se propage dans les installations électriques et génère une exposition y compris dans les logements ne disposant pas du compteur, mais situés dans un quartier où ceux-ci ont été déployés.

http://www.next-up.org/pdf/Linky_Analyse_Synthese_Rapport_CSTB.pdf

- et d'autre part, les mesures révèlent que les trames de CPL Linky sont observables à tout moment, générant une exposition qualifiée par les auteurs du rapport de quasi-permanente. En se fondant sur le seul fait que les valeurs mesurées sont bien inférieures aux normes, l'ANSES continue (cependant) de qualifier le risque sanitaire de très peu probable (sic).  
 
Pour rappel, cette position est vivement critiquée, étant donné que les experts de l'Agence reconnaissent eux-mêmes « l'absence de données sur les effets sanitaires dus à une exposition aux champs électromagnétiques dans la gamme de fréquences aux alentours du KHz » !  
 Les (experts), sans doute (surpris ?!) par l'écart entre les déclarations d'ENEDIS et les résultats obtenus par le CSTB, ont dû constater que la durée d'exposition serait bien plus longue que prévue initialement, et d'édicter des recommandations tout à fait intéressantes, résumées ci-après :

- effectuer des mesures sur les appareils électriques utilisés proches du corps comme les fauteuils et lits à commande électrique ;

- effectuer des mesures sur les grappes G3 ;

- faire des simulations de pire cas (grappe complète, charge de courant maximum dans le circuit...) ;

- caractériser l'exposition liée à l'ensemble des CEM générés par les communications CPL et les dispositifs électriques et électroniques.
 
Les (experts) vont même jusqu'à recommander l'étude de la possibilité d'installer des filtres, pour les personnes qui le souhaiteraient, permettant d'éviter la propagation des signaux CPL à l'intérieur du logement.   D'ores et déjà, on peut constater que l'Agence ayant mandaté un organisme sérieux, reconnaît un certain nombre de points soulevés, ceci simplement en se basant sur les propriétés physiques de ces fréquences (elles génèrent un rayonnement le long des câbles), sur la connaissance du fonctionnement du système (les grappes génèrent une exposition complexe et dans l'ensemble du réseau électrique) et sur des constats que nous avions pu réaliser (nous avons mesuré in situ des trames quasi permanentes). Texte de Next-up organisation

 

Rapport complet du CSTB

Rapport cstb completRapport cstb complet (3.19 Mo)


 

Date de dernière mise à jour : 13/11/2018