Un peu d'électrophysiologie

Les ondes cérébrales

 
 
Le Docteur Robert Allan MONROE (1915 – 1995), spécialiste en radiophonie, a créé en Californie l’Institut Monroe qui étudie le cerveau, les états de la conscience et les ondes cérébrales. Il détermine que le cerveau fonctionne avec cinq différentes ondes cérébrales (mesurées par électroencéphalographe), la mort encéphalique survenant à l’état de 0 Hz :
Les ondes delta vont de 0,5 Hz à 4 Hz et caractérisent l’état de sommeil profond sans rêve, de régénération biologique.
Les ondes thêta vont de 4 Hz à 7 Hz et caractérisent l’état de relaxation juste avant le sommeil, ou de méditation (plein éveil de perception avec état de perception lucide).
Les ondes alpha vont de 8 Hz à 13 Hz et caractérisent la relaxation légère et le calme.
Les ondes bêta vont de 14 Hz à 25/30 Hz et caractérisent l’état de veille actif de la vie courante mais aussi du rêve dit sommeil paradoxal.
Les ondes gamma vont de 30/35 Hz à 65 Hz et caractérisent une grande activité cérébrale de créativité, d’intuition, de perception et de compréhension, dites de pleine conscience lorsqu’on est pleinement éveillé.
 
 
Trois constats concernant les compteurs Linky :
 
1° Les ondes cérébrales fonctionnent à l’électricité et se mesurent en Hz (Hertz) tout comme l’électricité, qui dans les lignes électriques de nos habitations, utilise la fréquence de 50 Hz ; cette fréquence correspond à l’état de veille active des ondes cérébrales gamma allant de 30/35 à 65Hz ;
 
2° Si notre cerveau baigne en permanence dans des ondes électriques de 50 Hz la nuit, il ne peut descendre au niveau des ondes cérébrales delta et thêta (de 0,5 à 13 Hz) requises pour dormir et se régénérer ;
 
Le Linky ajoute au courant à 50 Hz une fréquence de CPL allant de 60 kHz à 74 kHz, soit de 60 000 Hz à 74 000 Hz en permanence 24 heures sur 24 : rendant totalement impossible pour notre cerveau de descendre aux niveaux des ondes cérébrales requises pour le sommeil, la détente et la régénération biologique.
 
Il s’agit là d’un constat biologique connu, vérifiable et mesurable scientifiquement.
 
https://sommeil.univ-lyon1.fr/articles/savenir/3type/ondes.php
http://www.paperblog.fr/887923/les-ondes-cerebrales-et-le-cerveau/

Le problème de l'électro-sensibilité aux ondes

Contrairement à une idée fausse encore très répandue en France jusqu’au sein du corps médical, l’électro-sensibilité aux ondes n’est pas une phobie ou une maladie  psychiatrique. C’est un mécanisme d’inflammation du cerveau  et du corps en général. Une forme d’allergie reconnue dans de nombreux pays et prouvée par plusieurs études récentes. Les symptômes les plus fréquents sont : très violents maux de tête, acouphènes, nausées, troubles graves du sommeil, impression de «  brûler » de l’intérieur, très grande fatigue, malaise pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance, désocialisation due à l’obligation de rester dans des zones moins polluées  etc…

 

En mars 2018, l’ANSES a reconnu l’existence de l’électro hypersensibilité, cinq pour cent de la population française en souffrirait, soit trois millions trois cent cinquante mille personnes. Les spécialistes prévoient qu'une personne sur 4 le sera dans 15 à 20 ans si rien n'est fait… c'est-à-dire environ 15 à 20 millions de Français (voir les travaux du professeur Belpomme). Si on soumet des individus, certains électro sensibles, d’autres non, à des radio fréquences, le résultat de tests sanguins montre que tous ces individus sont affectés par les radio fréquences; ceux qui ne ressentent encore rien ont les mêmes symptômes de dégradation des globules sanguins mais n’en ressentent pas les effets en raison d’une résistance accrue ou d’une insensibilité provisoire. A un moment donné, un trop plein d’exposition déclenchera la réaction physique permettant de ressentir les effets nocifs des rayonnements électromagnétiques. (voir entre autre le documentaire « Take Back Your Power / Reprenez votre pouvoir » de Josh del Sol).

De plus, le professeur Luc Montagnier, Prix Nobel de Médecine en 2008, explique  que les CEM ouvrent la barrière hémato-encéphalique, ainsi les toxines, agents pathogènes et les métaux lourds présents dans la circulation sanguine entrent plus facilement dans le cerveau provoquant des conséquences telles que la maladie d’Alzheimer Parkinson, autisme, schizophrénie, AVC , dépressions...

De nombreuses études internationales arrivent à cette conclusion :

Etre exposé 24h/24h même à de faibles valeurs est toxique pour le vivant : humain, animal et végétal.

La corrélation entre l’exposition aux champs électromagnétiques/radiofréquences et des maladies neurologiques, cardiaques et pulmonaires ainsi que des troubles de la reproduction, la dysfonction immunitaire, le cancer et d’autres problèmes de santé est prouvée de façon irréfutable.

Or, Enedis nous dit que selon l'ANFR (Agence Nationale des Fréquences) la pollution engendrée par le système Linky est bien en deçà des normes.

Que valent nos normes ?

Les normes au départ n’ont pas été établies selon des critères de respect de la santé mais pour répondre aux exigences des opérateurs. Elles datent de 2002 et s’appuient sur les travaux de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (Ciprni) qui a proposé des valeurs limites d’exposition aux champs électromagnétiques en 1998. Ce décret a permis l'application de normes initialement prévues pour une exposition aigüe de 6 minutes, à l’exposition chronique du public… Ces travaux qui ont donc près de 20 ans, n’ont pas pu prendre en compte les nombreuses études internationales qui ont démontré depuis la toxicité pour notre santé. Sans compter que les progrès de la téléphonie mobile impliquent des formes d’ondes nouvelles et complexes.

Or, depuis plusieurs années beaucoup d’organismes officiels prennent conscience des dangers.

La recommandation de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dans sa résolution n° 1815 en date du 27 mai 2011, conseille aux États de fixer, conformément au principe de précaution, une limite d’exposition de 0,6 V/m puis et le plus vite possible de 0,2 V/m. Tenez-vous bien, c’est 100 et 300 fois moins que les valeurs appliquées en France pour les niveaux d’exposition à la 3G ! L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe affirme que les fondements scientifiques des normes actuelles présentent de graves faiblesses et recommande d’appliquer le principe «ALARA» (Aussi bas que raisonnablement possible).

De plus, rappelons que l'ANSES dans son rapport du 8 juillet 2016 recommande de revoir ces normes.

La question sanitaire vue par les organismes officiels

A- La mise en garde de l’OMS

Aux ondes électromagnétiques pulsées (CPL) émises 24h sur 24 par les compteurs communicants dans les logements s’ajoutent celles provenant des antennes placées sur les concentrateurs et ultérieurement celles du module ERL. Si l’on ajoute les compteurs communicants de gaz, d'eau et de chauffage, la réalité est que chaque logement est menacé de se voir doté de deux à quatre compteurs communicants auxquels il faut ajouter les nombreux matériels complémentaires (répéteurs, répartiteurs, concentrateurs). La menace vient donc d'un système complexe, émetteur de différentes ondes électromagnétiques, lesquelles vont se cumuler et agir continuellement sur nos cellules notamment celles de notre système nerveux.
 La question est de savoir si l’ensemble de ces émissions est "négligeable" pour notre santé.

Or, ces ondes ont été classées « cancérogènes possibles » dans le groupe 2B par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en 2011. Le bisphénol-A, le plomb ou le chlordécone (puissant pesticide qui a fait exploser le nombre de cancers de la prostate aux Antilles) sont aussi compris dans cette liste.

L’OMS reconnaît qu'il existe, pour le moins, un sérieux doute sur la prétendue innocuité d'une exposition "faible mais prolongée" et recommande de poursuivre les recherches.                      

 

B- Le ministère de la santé a  demandé une évaluation à l’ANSES bien tardivement

La loi  relative à « la transition énergétique pour la croissance verte » prévoyant la généralisation des compteurs communicants pour l'électricité a été votée le 17 août 2015 alors qu’aucune étude sanitaire n’a été faite concernant les impacts de cette exposition 24h sur 24 des populations à cette technologie. Le ministère de la santé, sous la pression de Priartem (association qui travaille sur les risques liés aux technologies électromagnétiques) a demandé une évaluation à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) rendue par trois rapports successifs et dont la version finale a été transmise seulement en juin 2017.

 

F- Que disent les rapports de l’ANSES ?

Dans son rapport du 8 juillet 2016 il recommande que « les niveaux de référence visant à limiter l’exposition environnementale aux champs électromagnétiques et radiofréquences soient reconsidérés afin d’assurer des marges de sécurité suffisamment grandes pour protéger la santé et la sécurité de la population générale, et particulièrement celles des enfants». Déjà, en 2009 l’AFSSET (nom ancien de l’ANSES) recommandait, en l'absence de données suffisantes et eu égard à l’accroissement de l'exposition dans la bande 9KHz-10MHz, où se situe donc le Linky, «d'entreprendre de nouvelles études, et ceci particulièrement pour les expositions chroniques de faibles puissances permettant de confirmer la bonne adéquation des valeurs limites ».

Ensuite, l’ANSES a rendu public le jeudi 15 décembre 2016 un second rapport qui ne permet en aucune façon de conclure puisque ce rapport est incomplet (il manque des mesures), et que l’ANSES reconnaît que « L’analyse des études disponibles ne permet pas de conclure définitivement quant à l’existence ou non d’effet délétère lié à des expositions aux radiofréquences dans la bande 9 kHz-10 MHz à des niveaux non thermiques. »

Dans la version révisée de juin 2017, suite à l’étude du CSTB, les experts ont édicté des recommandations tout à fait intéressantes par exemple d’effectuer des mesures sur les appareils électriques utilisés proches du corps comme les fauteuils et lits à commande électrique, d’effectuer des mesures sur les grappes G3. Ils vont même jusqu'à recommander l'étude de la possibilité d'installer des filtres, pour les personnes qui le souhaiteraient, permettant d'éviter la propagation des signaux CPL à l'intérieur du logement.

En outre, si nous analysons les travaux du CSTB et le rapport révisé de l’ANSES, nous nous apercevons que les mesures n’ont pas été réalisées dans les habitations avec du CPL G3 mais avec du CPL G1, beaucoup moins complexe, que les pires cas avec des grappes importantes de Linky n’ont pas été étudiés, qu’aucune mesure n’a été réalisée avec des appareils proches du corps comme les lits électriques, par exemple. L’impact des émissions du module ERL n’a pas été évalué.

Toutes ces études prouvent que rien n’est sûr et que l’on nous prend pour des cobayes.

 

Date de dernière mise à jour : 07/11/2018